Un engagement envers soi
Quel qu’en soit la motivation – la curiosité, l’envie, la nécessité, l’obligation – approfondir la connaissance de soi, à la recherche d’un mieux-être, demande un engagement personnel.
« Vouloir » approfondir la connaissance de soi implique de prendre (parfois reprendre) un « pouvoir » de décision personnelle. Pour prendre corps dans la réalité, cette décision doit se traduire par un acte « posé » dans la vie quotidienne : consacrer une heure par semaine « pour soi », se relaxer quotidiennement 15 minutes, sortir 3 fois par semaine pour marcher 20 minutes, boire régulièrement un verre d’eau, commencer une thérapie ou tout acte, même s’il semble insignifiant, dédié « à soi » uniquement.
Prendre un espace « pour soi »
La Bannière de Naissance met l’accent sur cet engagement vis-à-vis de soi-même. Celui-ci se traduit, pour commencer, par la mise place, dans l’emploi du temps, d’un espace réservé périodiquement pour des « séances d’introspection ».
La première séance
Pour la première séance, prendre le temps de répondre honnêtement aux questions suivantes, sans jugement. Ainsi, cette première séance peux devenir une source de réflexion sur soi-même, un premier ‘contact’ avec la démarche de la Bannière de Naissance.
- Quand je regarde la planification de mes séances d’introspection, « le prochain trou de mon emploi du temps », « toujours le(s) même(s) jour(s) aux mêmes heures », « un saupoudrage sur les semaines à-venir », etc. Que puis-je dire de mon engagement ?
- Quand je regarde la fréquence planifiée pour les séances; une seule séance et on verra après, un nombre défini de séances sur une période de temps définie, une fréquence haute, basse, etc. Que puis-je dire de mon désir de mieux me connaître ?
- Quand je regarde la durée planifiée pour les séances; un quart d’heure, une heure, une demi-journée, une journée, etc. Que puis-je dire de ma volonté de mieux me connaître ?
- Quand je regarde l’environnement dans lequel je réalise ma première séance; confortable ou non, sécurisant ou non, calme ou non, donnant envie de recommencer, compliqué, pas de quoi écrire, etc. Que puis-je dire de mon engagement envers moi-même ? Que pourrais-je améliorer simplement pour ma prochaine séance ?
- Quand je regarde la séance; à la date et heures prévues, a été reportée plusieurs fois, « j’avais oublié », « maintenant parce que j’ai un moment libre », etc. Que puis-je dire de mon « pouvoir » ?
- Quel petit changement puis-je faire pour améliorer ma planification ? prévoir à plus long terme, assouplir ma programmation, la rendre plus réaliste, moins contraignante, donner plus d’importance à mes séances ( m’accorder une valeur plus grande )?
Dans l’esprit de la Bannière de Naissance, ces questions restent des propositions, pas des injonctions. Les réponses aux questions doivent éviter tout jugement.
Quelques conseils pour les « séances d’introspection »
Réserver périodiquement un temps dédié, sans culpabilité – une heure ou deux – dans un endroit sécurisant, confortable, avec de quoi écrire.
Dans l’esprit de la Bannière de Naissance, l’espace entre deux séances doit laisser du temps pour le travail de la part plus inconsciente du processus. Décider de « sauter » ou déplacer une prochaine séance est toujours possible, mais être décider avant la fin de la séance courante.
Où commencer ?
Le point de départ est le choix d’une résidence ou d’un arcane de ta Bannière. Il n’y a pas de point de départ ou d’arrivée. L’introspection est comme une flânerie, un lâcher-prise sur soi. Observe ta Bannière de Naissance et commence là où tu veux, selon ton envie. Note tes ressentis:
- Quel est mon ressenti quand j’observe ma Bannière ?
- Quels ressentis ai-je pour chacun des arcanes de ma Bannière de Naissance ?
- Pour chacun des arcanes de ma Bannière, quels détails, dans l’image de l’arcane, provoque (convoque ?) un ressenti ?
- Quels sont les souvenirs, images, sensations, réminiscences qui émergent à l’observation de l’arcane ?
Quand tu réponds à une question, observe l’arcane et indique quels sont les détails qui provoquent en toi un ressenti, une réminiscence, un souvenir. Décris, comme cela te vient, ces « remontées », en particulier les ressentis associés.
La documentation est accessible en cliquant sur l’arcane ou sur la résidence. Observe l’arcane puis choisi ou pose une ou plusieurs questions, en relation avec l’arcane et/ou la résidence. Adapte ces questions à ta propre situation, en ajoutant au besoin celles qui émergent dans le flux de l’introspection.
Exprimer ses ressentis sans jugement, sans interdit
Le cœur de la démarche consiste à répondre en profondeur à ces questions, non pas en « bien rédigeant », mais en posant en mots simples: une phrase entendue, le rappel d’une odeur, d’une image, d’un souvenir, d’un fragment de scène, relié au ressenti du moment – joie, peine, colère, peur.
La réponse à une question peut nécessiter plusieurs séances. Il est important de respecter l’engagement personnel vis-à-vis du rythme et de la durée des séances. Tu ne dois pas « corriger » ou « rectifier » ce qui à été écrit au cours d’une séance précédente. Tu peux donner simplement une autre réponse à la question.
Il n’est pas question ici de « bonne » ou de « mauvaise » réponses, mais d’expression de soi à un instant donné, sans jugement, nous possédons tous nos paradoxes et nos ombres. Un point de vue différent sur un sujet peut indiquer qu’un travail à été réalisé, qu’un mouvement s’est amorcé, qu’une transformation est en cours.
Les blocages
Lorsque tu rejettes une question ou préfères la passer, tu est invité à noter les raisons de ce refus, en les reliant si possible à des détails de la carte de l’arcane ou à des formulations de la documentation, ce qui transforme même l’évitement en matériau de connaissance de soi.
Si une question ou l’observation de l’arcane te laisse «sans voix» / «sans voie», face à un vide, tu peut recourir au tirages de Tarot de Marseille en posant les questions : «Pourquoi cette question me laisse-t-elle sans voix ?», «Pourquoi cette question me laisse-t-elle sans voie ?» en choisissant le tirage qui te semble le plus pertinent sur le moment. Dans les étapes les plus chargées émotionnellement, l’intensité de la douleur, de la peur ou de la peine peut devenir un signal d’alarme t’invitant à solliciter un accompagnement professionnel adapté.
Evitement et engagement
Mettre en place un rythme de séances d’introspection, c’est s’engager et cela t’implique vis-à-vis de toi-même.
Les séances « ratées » pour lesquelles il y a toujours une excuse, « Ce n’était pas le plus important ! », »Je n’ai pas eu le temps ! », « Je n’ai pas eu le choix! », « j’ai oublié ! » … sont des mines d’or pour l’introspection. Les question sont simples:
- « Pour quelle raison as tu évité cette séance ? »
- « Pourquoi n’as tu pas respecté ton engagement envers toi-même ? »
- « Quel sujet, souvenir, héritage, traumatisme, risques-tu de remettre à jour actuellement ? »
Pour la réponse, tu peux utiliser le tirage suivant:
Carte n°1 : Ce à quoi j’obéi.
Carte n°2: Ce dont j’ai peur
Carte n°3: Quel bénéfice j’en tire
Tu peux le reformuler pour l’adapter à ton évitement. Pas de jugement ici, juste un éclaircissement de tes motivations. Parmi les évitements, les actes manqués sont un matériau de premier choix pour la connaissance de soi.
Le fil rouge
L’écriture accompagne tout le processus comme un fil rouge, permettant de poser les mots sur le vécu, puis de relire plus tard « tel quel » pour repérer blocages, reculs et avancées. Ce journal peut rester strictement intime ou, si tu le souhaite, être partagé avec une figure de confiance capable d’écoute bienveillante, afin de soutenir l’élaboration sans jamais se substituer à ta responsabilité et à ton autorité intérieure.
Lorsque tu sollicite l’aide d’un professionnel, utiliser tes écrits comme point de départ et de partage avec l’accompagnant peux être un atout décisif pour une prise en charge adaptée.
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