Utiliser la Bannière de Naissance

La méthode d’utilisation de la Bannière de Naissance se déploie comme un rituel simple, balisé mais non contraignant, qui met l’accent sur le ressenti, l’écriture et le temps d’intégration. Elle reste une proposition, jamais une injonction.

Un rituel « pour soi »

Tu commences par réserver périodiquement un temps dédié – une heure ou deux – dans un endroit sécurisant, confortable, avec de quoi écrire. La mise en place de ces « séances d’introspection » dans le temps et l’espace est un premier pas vers toi-même. Les séances doivent laisser un espace de temps pour le travail de la part plus inconsciente du processus.

Où commencer ?

Le point de départ est le choix d’une résidence ou d’un arcane de ta Bannière, en relation avec ton envie de « savoir ». Observe l’arcane puis choisi ou pose une ou plusieurs questions, en relation avec l’arcane et la résidence. Adapte ces questions à ta propre situation, en ajoutant au besoin celles qui émergent dans le flux de l’introspection.

Comment avancer ?

Observe l’arcane et indique quels sont les détails qui provoquent en toi un ressenti, une réminiscence, un souvenir. Décris, comme cela te vient, ces « remontées », en particulier les ressentis associés.

Exprimer les ressentis sans jugement, sans interdit

Le cœur de la démarche consiste à répondre en profondeur à ces questions, non pas en « bien rédigeant », mais en posant en mots simples: une phrase entendue, le rappel d’une odeur, d’une image, d’un souvenir, d’un fragment de scène, relié au ressenti du moment – joie, peine, colère, peur.

La réponse à une question peut nécessiter plusieurs séances. Il est important de respecter l’engagement personnel vis-à-vis du rythme et de la durée des séances. Tu ne dois pas « corriger » ou « rectifier » ce qui à été écrit au cours d’une séance précédente. Tu peux donner simplement une autre réponse à la question.
Il n’est pas question ici de « bonne » ou de « mauvaise » réponses, mais d’expression de soi à un instant donné, sans jugement, nous possédons tous nos paradoxes. Un point de vue différent sur un sujet peut indiquer qu’un travail à été réalisé, qu’un mouvement s’est amorcé, qu’une transformation est en cours.

Les blocages

Lorsque tu rejette une question ou préfère la passer, tu est invité à noter les raisons de ce refus, en les reliant si possible à des détails de la carte de l’arcane ou à des formulations de la documentation, ce qui transforme même l’évitement en matériau de connaissance de soi.
Si une question ou l’observation de l’arcane te laisse «sans voix» / «sans voie», face à un vide, tu peut recourir au tirages de Tarot de Marseille en posant les questions : «Pourquoi cette question me laisse-t-elle sans voix ?», «Pourquoi cette question me laisse-t-elle sans voie ?» en choisissant le tirage qui te semble le plus pertinent sur le moment. Dans les étapes les plus chargées émotionnellement, l’intensité de la douleur, de la peur ou de la peine peut devenir un signal d’alarme t’invitant à solliciter un accompagnement professionnel adapté.

Evitement et engagement

Mettre en place un rythme de séances d’introspection, c’est s’engager et cela t’implique vis-à-vis de toi-même.
Les séances « ratées » pour lesquelles il y a toujours une excuse, « Ce n’était pas important ! », »On m’a demandé au dernier moment ! », « je n’avais pas le choix! », « j’ai oublié ! », etc. sont des mines d’or pour l’introspection. Les question sont simples:

  • « Pour quelle raison as tu évité cette séance ? »
  • « Pourquoi n’as tu pas respecté ton engagement envers toi-même ? »
  • « Quel sujet, souvenir, héritage, traumatisme, risques-tu de remettre à jour actuellement ? »

Pour la réponse, tu peux utiliser le tirage suivant:

Carte n°1 : Ce à quoi j’obéi.
Carte n°2: Ce dont j’ai peur
Carte n°3: Quel bénéfice j’en tire

Tu peux le reformuler pour l’adapter à ton évitement. Pas de jugement ici, juste un éclaircissement de tes motivations. Parmi les évitements, les actes manqués sont un matériau de premier choix pour la connaissance de soi.

Le fil rouge

L’écriture accompagne tout le processus comme un fil rouge, permettant de poser les mots sur le vécu, puis de relire plus tard « tel quel » pour repérer blocages, reculs et avancées. Ce journal peut rester strictement intime ou, si tu le souhaite, être partagé avec une figure de confiance capable d’écoute bienveillante, afin de soutenir l’élaboration sans jamais se substituer à ta responsabilité et à ton autorité intérieure.

Lorsque tu sollicite l’aide d’un professionnel, utiliser tes écrits comme point de départ et de partage avec l’accompagnant peux être un atout décisif pour une prise en charge adaptée.


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